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Les Rétrospectives m’étonnent toujours autant

Et les Post-Mortems également !

En tant que Scrum Master et Coach Agile j’ai animé quelques Rétrospectives, comme en témoignent d’ailleurs les articles de ce blog qui présentent des formats et activités de Rétrospective. (lien en fin d’article)

Comment préparer les Rétrospectives ? Voici ma manière de faire : je fais ma propre introspection sur le déroulé de l’itération et je me demande où j’aimerais emmener l’équipe, quel déclic j’aimerais voir se produire chez l’équipe. Puis je construis le format de la Rétrospective de sorte à favoriser le cheminement intellectuel qui y mènera.

Oui mais c’est pas de manipulation ?

Un gros doute m’a souvent assailli en procédant ainsi…

De quel droit puis-je considérer savoir mieux qu’eux où les emmener ?

N’est-ce pas un peu présomptueux de ma part ?

Est-ce que je leur tend un piège ?

Suis-je en train de les manipuler ???

Si, si, c’est vrai, je me suis vraiment posé ces questions.

Dans tous les cas, l’expérience m’a montré à maintes reprises que non, ce n’était pas de la manipulation… Ou alors, c’est que j’étais un bien mauvais manipulateur !

On ne sait jamais ce qui sortira de la Rétro

Car plus d’une fois, je ne m’attendais pas à ce qui est sorti de la Rétro.

Comme j’ai préparé la Rétrospective en avance, et comme je me suis projeté, j’ai naturellement des attentes envers cette Rétro. J’imagine comment vont se passer les choses. Et bien : elles ne se passent qu’assez rarement comme je l’imaginais.

Et quand je dis que les Rétrospectives ne se passent pas comme je l’imaginais, tout est possible. Parfois les participants arrivent à la même conclusion que moi par un chemin différent… Et d’autres fois, les participants arrivent à des conclusions complètement différentes !

Donc, non, je ne les manipule pas. Je ne leur ai pas tendu un piège.

Et c’est encore pire avec les Post-Mortems !

Vous connaissez les Post-Mortems ? Ce sont généralement des réunions où on fait suite à un incident pour en comprendre les tenants et les aboutissants afin de définir un plan d’action pour améliorer les process afin de réduire voire annuler la probabilité que l’incident se produise à nouveau.

Et bien on peut dire la même chose des Post-Mortems !

Combien de fois suis-je allé à un Post-Mortem, pensant avoir bien compris la situation, et persuadé de connaître l’action à mettre en place…

Et bien non ! Tout d’abord, il est très rare d’avoir effectivement tout compris avant le Post-Mortem. À chaque fois on se rend compte que la réalité est plus subtile qu’elle n’en a l’air.

Et pour les actions, c’est la même histoire : les bonnes actions à mettre en place sont rarement celles que l’on imagine en amont de la réunion.

S’il y a bien une chose que j’ai retenu des Post-Mortems, c’est qu’il ne faut jamais présumer de ce qui en sortira. La réalité est toujours plus complexe et les actions jamais aussi évidentes que ce que l’on imaginait.

La magie de la facilitation

Si vous êtes Scrum Master, Coach Agile, manager, et que vous ne faites pas le même constat que moi, j’aimerais challenger votre approche de l’animation d’équipe et de réunion :

Êtes-vous bien dans la facilitation ?

Car finalement, lorsque le groupe trouve d’autres solutions que celles que vous aviez en tête, c’est bien que vous leur fournissez un cadre mais sans les diriger.

C’est ce qui arrive quand on a créé un cadre propice à l’auto-organisation.

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